Par une très voilée matinée du 25 septembre 2008, un impressionnant convoi de deux cars transporta un non moins impressionnant groupe d'élèves de 4ème à destination de la célèbre plage d'Arromanches. Point d'activités estivales sur le sable, ni de sieste face à la mer, ce qui attendait nos courageux volontaires consistait en une marche en bordure des falaises de craie et en limite de la campagne attenante. Destination : Port-en-Bessin. Par une toujours très voilée fin de matinée, nos marcheurs aux allures très diverses formèrent un long, très long ruban ondulant tel un fantastique mille-pattes entre la mer et la terre, sous le regard goguenard des blocs de béton, vestiges du port assemblé par les alliés lors du conflit passé. La mi-parcours mit sur notre route une plage de galets déserte mais accueillante qui devint alors l'étape majeure de la journée : le bivouac, le pique-nique, le repos des guerriers et amazones exténués par presque deux heures d'effort ... Après cette pause profitable et propice à des explorations sur les rochers (tiens, les marcheurs avaient encore de l'énergie ?), nous repartîmes sous un soleil timide mais encourageant. Un passage par d'anciennes batteries de canons près de Longues-sur-mer apporta son lot d'émerveillement, de curiosité et de prise de conscience, mais nous devions repartir, l'arrivée n'étant pas pour tout de suite. Le mille-pattes se faisant alors un peu plus long, comme pour rendre hommage au soleil qui se faisait plus courageux, il apparut qu'il fallût abréger la promenade. L'aventure commença alors réellement. Commes centre ? Commes l'église ? Route de Commes vers Bayeux ? Les cars ne pouvaient nous reprendre aux étapes proposées car les routes étaient en cours de réfection, ce que les marcheurs ne découvraient qu'une fois arrivés sur les lieux ... Intense suspense quant à l'heure de retour au collège, inquiétudes sur la distance à parcourir. Finalement les cars nous reprirent à ... Port-en-Bessin ! L'itinéraire avait été respecté, ainsi que le temps puisque chacun retrouva les siens à Caen et à l'heure, heureux d'être là et de pouvoir dire plus tard : "j'y étais".
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